Le rendez-vous annuel avec les éditeurs d’art

Éditions Rue d’Ulm

Grande école prestigieuse, associant de façons originales littéraires et scientifiques, la « Rue d’ Ulm » est un campus de formation et de recherche au service de l’Université française et un incubateur de jeunes talents. Sa maison d’édition, fondée en 1975, contribue activement, au rythme d’une vingtaine de livres par an, à diffuser les résultats des travaux qui y sont menés auprès de la communauté universitaire mais aussi, pour un nombre croissant d’ouvrages, auprès du grand public. Les publications concernent l’ensemble des lettres et des sciences humaines et sociales.
Depuis 2003, le catalogue s’est largement ouvert à l’histoire des arts et à l’esthétique. Contribuer à une réécriture de l’histoire et de l’anthropologie du fait esthétique, participer à la réflexion contemporaine sur les arts du passé et duprésent, d’Occident et d’ailleurs : tels sont les deux objectifs de la collection « Æsthetica » qui, inaugurée sous la direction de Danièle Cohn, se développe depuis 2007 avec le soutien du musée des Arts africains, océaniens et américains du quai Branly.
La collection se propose de donner à (re)lire des écrits d’artistes, des textes relevant de la critique, de la philosophie, de l’histoire ou de l’anthropologie de l’art, oubliés ou jamais traduits, dont le rôle a été souvent déterminant. Elle publie également des essais originaux, interrogeant à la fois les traditions iconographiques occidentales et non occidentales, les théorisations qu’elles ont suscitées et les pratiques artistiques d’aujourd’hui.
Visant à restituer à l’esthétique sa dimension originaire, la collection s’attache à présenter et à analyser la diversité des propositions théoriques sensibles qu’élaborent les arts plastiques, la musique, le théâtre ou l’action rituelle.
Sont parus dans la collection « Æsthetica » : Pierre Paul Rubens, Théorie de la figure humaine ;  Le Sens de la musique (1750-1900) – 2 vol. ; Novalis, Art et utopie.
Les derniers fragments (1799-1800) ; Karl W. F. Solger, L’Art et la tragédie du Beau ; Konrad Fiedler, Sur l’origine de l’activité artistique ; Claude Debussy. Jeux de formes ; La Critique d’art au Mercure de France (1890-1914) ; Y voir mieux, y regarder de plus près. Autour d’Hubert Damisch.
Nouveautés : Luigi Pareyson, Esthétique. Théorie de la formativité ; Carlo Severi, Le Principe de la chimère. Une anthropologie de la mémoire. Ce dernier ouvrage nous présente les résultats d’une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d’énonciation rituelle qu’ils impliquent, et démontre qu’il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s’inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Ces « supports mnémoniques » sont les témoins visuels d’une série d’opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s’ouvre grâce à l’étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l’histoire des arts autant que l’ensemble des sciences
sociales – une anthropologie de la mémoire.

Éditions Rue d’Ulm
45, rue d’Ulm
75005 Paris
T +33 (0)1 44 32 36 80
www.presses.ens.fr

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Le principe de la chimère. Une anthropologie de la mémoire
Rencontre avec Carlo Severi

Mardi 20 mai, 18h30
Paris 5ème, 45 rue d’Ulm
École normale supérieure (1er étage)
01 44 32 36 80

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