Le rendez-vous annuel avec les éditeurs d’art

Arts primitifs ; regards civilisés

Par Sally Price





École nationale supérieure des beaux-arts



Un volume de 220 p.


13 illustrations N/B


format 13 x 21 cm


ISBN 2-84056-219-7


Prix de lancement 12 €, puis 18 €



Bonnes feuilles


 

 

«C’est à la fois le sujet – combien passionnant – de l’art premier, de son histoire, de son statut, l’intérêt qu’il revêt pour nos étudiants, et son actualité (l’ouverture du musée du quai Branly) qui m’ont décidé à éditer cette nouvelle version des Arts primitifs, regards civilisés de Sally Price.


Éclairé par une importante préface de Maurice Godelier, qui nous rappelle à quel point il importe que nous révisions notre manière d’appréhender l’histoire de l’art, gageons que ce livre ne manquera pas, par l’analyse et le dialogue qu’il inaugure, de trouver de nombreux et nouveaux lecteurs.»


Henry-Claude Cousseau, Directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts



Qu'est-ce que l’art primitif ? Est-il vraiment "primitif" ? Est-il vraiment de "l’art"? Peut-on parler d’histoire de l’art à son sujet ? Quel rôle devrait-il jouer dans les musées, les galeries d’art et les foyers occidentaux ? Sally Price met en évidence la complexité des relations entre observateurs "civilisés" et objets d’art "primitifs". Elle reconsidère des notions telles que l’anonymat des artistes primitifs, l’universalité des canons esthétiques, la position privilégiée des civilisations de l’écrit, et l’enjeu pour la science de préserver la culture. Elle examine l'impact de l’idéologie, de la politique, du rôle de la différence des sexes et des autres facteurs socio-culturels sur nos conceptions divergentes de l'art et de l'histoire de l’art dans le monde "primitif" et dans le monde "civilisé".



Sally Price a enseigné l’anthropologie et l’histoire de l’art à Princeton, à Stanford et à l’Universida de Federal da Bahia, au Brésil. Ses recherches l’ont amenée à vivre parmi des cultivateurs d’oliviers en Andalousie, des pêcheurs antillais, des indiens Mayas au Mexique et des descendants des esclaves rebelles dans la forêt guyanaise. Elle partage son temps entre la Martinique et les États-Unis, où elle est actuellement Dittman Professor of American Studies and of Anthropology à l’université de William & Mary, en Virginie.



Federico Zeri (1921-1998), célèbre critique et historien de l’art italien, est l’auteur notamment de Renaissance et pseudo-Renaissance (Rivages, 1985), J’avoue m’être trompé (Le Promeneur, 1995), Le Mythe visuel de l’Italie (Rivages, 2001).



Maurice Godelier, anthropologue, spécialiste de l’Océanie, a été directeur scientifique au CNRS, directeur scientifique du musée du Quai Branly et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Parmi ses publications importantes: La Production des grands hommes. Pouvoir et domination masculine chez les Baruya de Nouvelle-Guinée, Paris, Fayard, 1982; L’Énigme du Don, Paris, Fayard, 1996; Métamorphoses de la parenté, Paris, Fayard, 2004. Il dirige actuellement à l’Ensba l’enseignement d’anthropologie-histoire: La place de l’imaginaire et du symbolique dans la production des formes de société et des formes d’art.



Dans la presse pour la première édition


« Ce livre a suscité un vaste débat aux États-Unis, souhaitons-lui de trouver ici tous les échos dont il est porteur. » (Connaissance des Arts, avril 1995)


« Réglé sur le principe en vertu duquel “il n'existe pas d'immaculée perception” (Marshall Sahlins), le but de cette étude consiste ainsi à repréciser, applicable aux arts primitifs, ce que pourrait être une base interprétative scientifiquement recevable. Un traitement précis et mené sur le mode stimulant de l'enquête pour le moins original. » (Art Press, mai 1995)


« La lecture de ce livre est indispensable à tous ceux qui s'intéressent directement ou indirectement – par le détour du “primitivisme” – aux arts dits primitifs. » (Les Cahiers du Musée national d’art moderne, été 1991, à propos de l'édition américaine)


« Avec précision, sans passion ni ethnocentrisme, hors du convenu, Sally Price définit la nature du regard que nos sociétés occidentales portent sur l'art primitif. […] Au fil des pages, le mérite de Sally Price est de démontrer que “la sensibilité esthétique consciente, explicite et fortement sophistiquée, n'est pas une exclusivité du monde civilisé” et que “le rapprochement des ethnologues et des historiens de l'art dessine la voie vers la compréhension de l'art de l'autre.” » (Le Journal des Arts, juin 1995)

 





Rencontre dans le cadre du Mai du livre d’art 2006


Arts primitifs, regards civilisés

Rencontre avec Maurice Godelier, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales/EHESS (anthropologie sociale et ethnologie)

Vendredi 19 mai, 18 heures
Paris, Mairie du VIe 
78 rue Bonaparte, salle des mariages