Théâtre du Châtelet. Un festival permanent
Par Pierre Bergé, René Sirvin. Photographies de Marie-Noëlle Robert
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Cercle d'art
Un volume de 224 p.
format 24,5 x 29 cm (format intérieur)
reliure intégrale
couverture imprimée en couleurs et pelliculée
203 ill. couleurs
ISBN 2 7022 0767 7
Prix de lancement 40 € jusqu'au 1er septembre 2006 puis 50 €
Bonnes feuilles
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«Aborder le Spectacle vivant, notamment en créant en 2005 la collection Le cercle chorégraphique contemporain, s’inscrivait dans la logique de diversification privilégiée par les Editions Cercle d’art. L’art de la scène intègre de plus en plus les arts visuels : scénographies d’artistes, costumes, décors et lumières, architecture, arts plastiques, projections vidéo…. On le vérifie ici avec un nouvel ouvrage consacré à l’opéra et à la danse au Théâtre du Châtelet au cours des sept saisons d’un festival permanent (1999-2006) sous l’inspiration de Jean-Pierre Brossmann.» Philippe Monsel, éditeur Oui, décidément, j'aime la beauté. Cette phrase-manifeste de Jean-Pierre Brossmann, directeur du Théâtre du Châtelet, résume la démarche artistique qui fut la sienne tout au long de ce festival permanent de l'Opéra et de la Danse qui s'est déroulé dans ce haut lieu de l'art lyrique, l'une des plus importantes scènes culturelles de la Ville de Paris. On peut parler ici d'une œuvre de partage lorsque l'on attache autant de soin à la médiation artistique. Se manifestent, tout au long de ce cycle, la variété des genres, les choix diversifiés du répertoire. En témoignent, entre autres, les créations mondiales d'El Niño de John Adams, de L'Amour de loin de Kaija Saariaho, des Troyens d'Hector Berlioz et l'intégrale du Ring de Wagner, mis en scène par Bob Wilson cette année 2006. En contrepoint des créations, le répertoire lyrique emprunte des sentiers peu fréquentés : Orphée et Eurydice de Gluck, Doktor Faust de Busoni, Mitridate de Mozart, Arabella de Richard Strauss. Ces pièces ont bénéficié de prises de rôles marquantes : de l'Alceste d'Anne Sofie von Otter à l'Orphée de Magdalena Kozena, de La voix Humaine de Jessye Norman à El Niño de Dawn Upshaw et Lorraine Hunt. Jusqu'à ces Troyens dont l'ensemble de la distribution, de Susan Graham à Anna-Caterina Antonacci et même Sir John Eliot Gardiner, se confrontait pour la première fois à cette œuvre monumentale. Quand Jean-Pierre Brossmann prit en 1999 la direction générale de ce lieu (qui entre-temps retrouva son nom d'origine : Théâtre du Châtelet), la danse y était déjà fortement implantée par William Forsythe et son Ballet de Francfort, en résidence chaque saison depuis une décennie. Malgré sa grande admiration pour le chorégraphe américain, le nouveau directeur mit fin au partenariat qui liait la troupe allemande à la Ville de Paris, dans le but d'offrir une programmation beaucoup plus variée invitant les meilleures compagnies du monde, sans exclusive, du Ballet et Orchestre du théâtre du Mariinski de Saint-Pétersbourg (Casse Noisette et La Bayadère) aux Ballets Trockadero de Monte-Carlo, et du Tanztheater de Pina Bausch aux comédies musicales de Bob Fosse. Les auteurs Marie-Noëlle Robert Artiste spécialisée dans le spectacle et photographe du Théâtre du Châtelet, Marie-Noëlle Robert a réalisé la totalité des photographies publiées dans l'ouvrage. Pierre Bergé Spectateur passionné s'il en est (et expert en la matière), Pierre Bergé a vu tous les spectacles du Châtelet pendant ces sept saisons. On connaît la passion pour l'art lyrique de l'ancien président de l'Opéra de Paris qui assura également l'ouverture de l'Opéra Bastille. Dans ce texte érudit et éclairant, il livre ici son sentiment personnel sur les principaux évènements de ces sept saisons du Châtelet. René Sirvin Le critique René Sirvin commente les spectacles de danse choisis par Jean-Pierre Brossmann qui considère que "dans un théâtre, la danse doit être traitée à égalité avec l'opéra et les concerts. J'aime autant un genre que l'autre et leur accorde tous les moyens requis." Actualité
L'ouvrage paraît au terme de ces sept saisons créatrices au Châtelet. L'initiative clôt un cycle initié, préparé et assuré par Jean-Pierre Brossmann. Rares, en effet, ont été les spectacles qui n'ont pas été triomphalement accueillis, prouvant à la fois l'originalité d'une programmation qui n'a jamais cédé à la routine ou à la facilité, et la vitalité d'un théâtre au centre de la dynamique parisienne. |



