Le rendez-vous annuel avec les éditeurs d’art

Trésors carolingiens. Livres manuscrits de Charlemagne à Charles le Chauve

Sous la direction de Marie-Pierre Laffitte

 




Bibliothèque nationale de France

220 pages
Format 22x27 cm
150 ill. couleurs
ISBN 978-2-7177-23-77-9
Diffusion Le Seuil - Volumen
t 01 44 10 75 75 – 01 69 10 89 09
39,- €

book information

Sous les règnes successifs de Charlemagne, de Louis le Pieux et de Charles le Chauve, la Renaissance carolingienne est un moment artistique et intellectuel unique en Europe occidentale qui a marqué l’histoire du livre et des idées. Soixante trésors emblématiques et spectaculaires (évangéliaire de Charlemagne, manuscrits destinés à Charles le Chauve…) permettent d’évoquer les conditions de production des manuscrits, la circulation des artistes et des œuvres, et surtout de mettre en valeur le rôle essentiel du mécénat dynastique à cette époque qui fut marquée par l’invention de l’écriture caroline et la naissance d’un nouvel art de l’illustration.

Dans le cadre de l’exposition du 20 mars au 1er juillet 2007 à la Bibliothèque nationale de France / site Richelieu

 

Exposition du 19 mars au 1er juillet 2007 à la BNF, site Richelieu

Pour la première fois en France depuis cinquante ans, une exposition est consacrée à la Renaissance carolingienne, qui s’est déroulée sous les règnes successifs de trois grands souverains, Charlemagne (768-814), Louis le Pieux (814-840) et Charles le Chauve (840-877).

Ce moment intellectuel et artistique unique en Europe occidentale a marqué l’histoire du livre et des idées pour des siècles, avec la sauvegarde de l’héritage littéraire de l’Antiquité classique latine, mais aussi par l’invention de l’écriture caroline, dont découlent la plupart des alphabets modernes, et par la naissance d’un art de l’illustration totalement novateur. La Bibliothèque nationale de France en propose une vision rare, en sortant exceptionnellement de ses réserves soixante manuscrits, trésors emblématiques et spectaculaires qui sont au cœur du patrimoine français et européen (évangéliaire de Charlemagne, manuscrits destinés à Charles le Chauve…).

Ces œuvres de prestige qui offrent un aperçu sur les écoles palatines successives, permettent d’évoquer les conditions de production des manuscrits, la circulation des artistes et des œuvres, et surtout de mettre en valeur le rôle essentiel joué par le mécénat dynastique à cette époque.

Les principaux foyers de la Renaissance carolingienne sont ensuite présentés dans un parti pris géographique et chronologique qui concrétise les principales zones d’influence du pouvoir. L’abbaye de Corbie participe à la révolution qu’est la naissance de l’écriture. Réceptacle de la générosité impériale et centre de culture, Saint-Denis est au cœur des échanges à travers l’Europe. La Vallée de la Loire est un haut-lieu de la révision de la Bible. Les scriptoria de Reims, autour d’Hincmar, symbolisent le renouveau de l’art classique. A Metz, cœur de la réforme liturgique dès l’époque de Pépin le Bref, l’évêque Drogon commande vers 850 des manuscrits dont les reliures d’ivoire ajoutent encore à la somptuosité de leurs décors. Saint-Amand, enfin, est le foyer du style franco-saxon, illustré vers 871-877 par la célèbre Bible de Charles le Chauve.

Tout en développant une culture et un style propres, chacun de ces centres donne à voir la profondeur et la beauté de l’héritage carolingien, et laisse deviner son influence sur les siècles futurs.



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