Le rendez-vous annuel avec les éditeurs d’art

Barnett Newman. Écrits, lettres, entretiens



Format : 25,5 x 19,5 cm
Nombre de pages :
336Nombre d’illustrations :
126 couleur et noir et blanc
32 €
Isbn 978-2-8658-9061-9
Diffusion et distribution Macula
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Macula
6, rue Coëtlogon
75006 Paris
T +33 (0)1 45 48 58 70
F +33 (0)1 45 44 45 89
www.editionsmacula.com

 

 

 

 

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Le livre
« J’ai aidé la peinture à s’élever au rang d’une vision nouvelle
et grandiose… » Barnett Newman.
La stature de Barnett Newman n’a cessé de grandir
depuis sa mort en 1970. Il est l’homme qui a forclos l’expressionnisme
abstrait et ouvert la voie aux nouvelles générations
(minimalisme, color painting) – l’égal mais aussi l’opposé de
Jackson Pollock. Anarchiste, métaphysicien, agnostique, philosophe,
polémiste, Newman revendique pour la peinture les
ambitions les plus hautes : l’oeuvre doit s’affirmer « face à la
terreur de l’inconnaissable », elle défie « le chaos noir et dur
qu’est la mort ».
Par ses textes comme par ses tableaux, l’artiste explore
l’interstice entre culture et culte, entre le tangible et l’intangible,
entre la concrétude de l’oeuvre et le tremblé de la transcendance,
entre la finitude de l’homme et l’infini de l’art. Beaucoup
de ses essais font date : « L’image plasmique », « Le premier
homme était un artiste », « La question du sujet », « Le surréalisme
et la guerre », « Pour une critique passionnée »… Et ses
pamphlets sont célèbres : Newman ferraillait avec ses adversaires
– Panofsky, Motherwell, Rothko… jusqu’à leur reddition.
Textes anachroniques, en un sens, utopiques, démesurés –
comme si se jouait là, dans l’art le sort de l’espèce. Newman
voulait arracher la peinture au formalisme. Son oeuvre – il y
insiste – est née de la révélation du désastre après la guerre :
Auschwitz, Hiroshima.
« Les gens peignait un monde beau et, à cette époque,
nous avons compris que le monde n’était pas beau ». Contre
la barbarie, il a cherché à produire des images de haute densité,
des totems, des « concrétions d’émotion ».
Mais l’ambition était aussi au coeur du travail quotidien
de Newman : « …quand vous êtes dans votre atelier, vous êtes
en train de faire la plus belle oeuvre qui ait jamais été peinte.
Pas la plus belle oeuvre que vous puissiez faire : la plus belle
qui ait été peinte ».
L’édition française des Écrits s’accompagne d’un
important appareil de notes qui replace la pensée et la vie de
Newman dans le contexte des années 1950 – 1970 à New York.
En fin de volume, une série d’essais est consacré à l’analyse
de l’œuvre.
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